dimanche 18 mars 2012

Phyco'Tifs : Soins capillaires aux algues

Robe d'algues par Monique
Pour ce troisième épisode d'"Au bonheur des algues", je vous habille d'algues de pied en cap.  Et après avoir dorloté vos pieds, puis aujourd'hui vos cheveux grâce aux vertus des algues, vous serez la plus belle pour aller danser et il ne vous restera plus qu'à enfiler votre robe de bal - 100% algues elle aussi - et telle Cenerentola, vous partirez conquérir votre prince charmant.

Sans plus de chichis, je vous présente donc ma toute nouvelle gamme de soins aux algues pour cheveux, qui fait toujours la part belle au phycocolloïde, dont j'ai décrit la naissance ici, c'est pourquoi, je l'ai simplement baptisée "Phyco'Tifs". 

Cette petite gamme se compose en fait de 3 soins : un sérum à appliquer avant chaque shampooing (sans algues celui-ci), un shampooing minute enrichi en gels d'algues et un masque restructurant à offrir à sa chevelure lorsqu'elle montre des signes de fatigue et de sécheresse.

Je précise que j'ai les cheveux à tendance grasse, avec des pointes assez déssechées par les colorations, soleil et brushings à répétition (enfin, ça c'était avant de passer chez le Coup'Tif qui a pris un malin plaisir à racourcir tout ça de 10 bons centimètres !). Pour tout arranger, je n'ai pas la chance d'avoir une superbe crinière épaisse, mais plutôt le cheveu fin et facilement sans volume si j'utilise des shampooings et après shampooings traditionnels, et ce qu'ils soient du commerce ou fait maison. Tant que j'ai utilisé les shampooings de pharmacie, j'étais obligée de me laver les cheveux tous les jours, ou au pire tous les deux jours car sinon, le sébum s'accumulant sur le cuir chevelu me provoquait des démangeaisons, desquamations et au final chûte de cheveux. Sans parler des rougeurs et "pelades" façon psoriasis sur le front dès que le shampooing dégoulinait sur la peau.

Mais maintenant, tous ces petits désagréments sont loin derrière moi. Pff ! envolés, oubliés.

Gamme capilaire Phyco'Tifs


Juste avant de filer sous la douche, j'applique en général soit un peu d'huile de jojoba soit maintenant un sérum au jojoba. Je laisse poser le temps de faire et de boire un café (environ 15 mn) et ensuite je shampooine et ça suffit à me donner un cheveux souple, brillant et naturellement volumineux.

Formule simplissime  du Séro'Tifs

1 noix de riciline* (maison) dans un mortier tiédi
Verser l'huile de jojoba et mélanger jusqu'à liquéfier et homogénéiser le mélange
Ajouter goutte à goutte de l'hydrolat de christe marine et fouetter avec un petit fouet. On doit obtenir une consistance laiteuse. 


Passons maintenant au shampooing Phyco'Tifs




Depuis un peu plus de deux ans maintenant j'utilise un shampooing indien en poudre, dont j'avais parlé ici et grâce auquel - et avec une bonne dose de patience - j'ai (presque) récupéré des cheveux normaux : adieux cuir chevelu gras,démangeaisons et autres desquamations ; et je parviens même à espacer les shampooings tous les 5-6 jours, dont 3 jours sans nécessité de m'attacher les cheveux. Testé également sur Zhom chéri qui souffrait de pellicules grasses, il s'est avéré extrêmement et rapidement efficace.

Et ce qui ne gâche rien, ce shampooing m'apporte du volume, ce qui chez moi n'est pas un luxe ! Je n'avais donc aucune intention d'en changer, j'ai juste voulu ajouter un peu de gels d'algues à la composition ce qui m'a permis d'obtenir un effet brillance et douceur sans besoin d'un après-shampooing que mes cheveux de toute manière n'apprécient guère.


épices indiennes
Je vous remets ici la formule du shampooing pour celles qui auraient le courage d'aller acheter toutes les plantes  - il y en a pas moins de 15 - chez l'herboriste ; vous retrouverez toutes les vertus des plantes dans mon précédent post.

-2% eucalyptus globulus (feuilles d'eucalyptus globulus)
-2% vigna radiata (graines de haricot mungo)
-1% hibiscus rosa sinensis (fleurs d'hibiscus de Chine)
-1% madhuca longifolia (graines de mowrah)
-10,75% cinamomum tamala (cannelle tamala)
-4% cyperus rotondus (souchet d'Asie)
-4% lippia nodiflora (fleurs de verveine nodoflore)
-2% acacia concinna (shikakai)
-2% ocimum sanctum (basilic sacré ou tulsi)
-4% hedychium spicatum( gingembre sauvage)
-2% albizia amara (famille des mimosacees)
-6% vetiveria zizanioides (vétiver)
-3% trigonella foenum-graecum (fénugrec)
-1% sapindus trifoliatus (reetha ou noix de lavage)
-22,9% cocos nucifera shell powder (poudre de coque de noix de coco)

Pour le shampooing phyco'Tifs

2 Cs poudre de shampooing aux 15 plantes indiennes
2 Cc phycocolloïde
1cc silicocolloïde* (maison) pour l'effet silicone-like (optionnel)
HA de criste jusqu'à obtention d'une crème épaisse mais souple  
Ajouter quelques gouttes de protéines de soie marine ou autre phytokératine. Finir par quelques gouttes d'HE ; moi je suis fidèle à l'ylang-ylang, seul ou en mélange avec les agrumes.

Cette quantité suffit à un shampooing pour cheveux mi-longs. 

Pour celles qui ont une belle chevelure épaisse et qui supportent habituellement les soins conditionneurs, il est possible d'augmenter la quantité de silicocolloïde*, qui apportera encore plus de brillance et de lissant aux cheveux et même d'incorporer une huile végétale jusqu'à 5% maximum. 

Contrairement à la plupart des shampooings en poudre - argiles ou plantes - celui-ci donne une mousse crémeuse, ce qui le rend aussi agréable à utiliser qu'un shampooing du commerce. On peut laisser poser quelques minutes ou au contraire rincer aussitôt si on est pressé. Un seul shampooing suffit pour laisser une chevelure et un cuir chevelu parfaitement propres. Et contrairement au rhassoul ou même à certains shampooings bio, on n'a aucun besoin de re-laver le cheveu après plusieurs applications. 

Si j'ai décidé d'en reparler ici après deux ans d'utilisation continue, c'est que j'ai réellement vu un changement - en mieux bien sûr - radical sur mes cheveux. C'est simple, je crois que depuis mon adolescence, JAMAIS je n'étais restée plus de 2 jours sans être obligée de me re-laver les cheveux et aucun shampooing ou soin ne m'avait jamais permis de me débarrasser de mes problèmes de pellicules grasses et de psoriasis. 

Je le recommande donc vivement à toutes celles qui rencontrent le même type de problèmes. Evidemment, il faut savoir être constant et patient. Une fois qu'on a adopté le shampooing aux herbes, avec ou sans ajout de gel d'algues, on ne doit plus repasser aux shampooings à base de tensio-actifs. D'ailleurs lorsque je vais chez le coiffeur, j'emporte mon shampooing déjà prêt dans un tube en plastique.


Passons maintenant à la formule du masque restructurant Phyco'Tifs

Phase A
-5% lanoline (vraie)
-4% mélange huile de coco et huile de pépins de raisin
-4% HV de ricin et lécithine granules

Mélanger à froid avec un pilon

Phase B
-5% émulsifiant CocoBello
-2% miel

A faire fondre au bain marie. Puis verser phase A dans phase B toujours au BM.

Phase C
-21% phycocolloïde
-50% HA de criste marine
-2,5% de CLB* (concentré lipidique de bétacarotène)

Rajouter au mélange A + B toujours au BM

Phase D
-5% silicocolloïde*
-1,5% D-Panthénol
-1,5% protéines de riz
-1 pointe de couteau de poudre de curcuma

Rajouter la phase D au reste du mélange hors du BM, à tiède. On obtient une émulsion à ce stade relativement fluide.
Rajouter un peu de simulgel - j'ai dosé à l'oeil jusqu'à obtenir la texture souhaitée - qu'on peut remplacer par de l'amigel, dont Irène raffole mais que je n'ai jamais utilisé jusqu'ici. 
Rajouter quelques gouttes d'acide lactique. Il m'a été impossible de mesurer le pH avec le papier tournesol car la crème est colorante et teinte le papier. Mais je voulais acidifier légèrement la formule, car les cheveux ont besoin qu'on rééquilibre leur pH après un shampooing. 

Pour finir,
-0,5% de conservateur geogard
-1% parfum dont 40% bergamote (fraisse et quattrone, 30% ylang-ylang de Mayotte, 10% citron (fraisse et quattrone), 10% sauge (bilby), 10% curcuma frais (l'astérale).



Pour ne pas alourdir ou surgraisser mes cheveux déjà à tendance grasse, j'utilise toujours les soins cheveux en masque avant shampooing. Dans ce cas-là bien sûr je n'utilise pas le sérum au jojoba. J'applique sur cheveux secs et je laisse poser de trente minutes à une heure, avant de faire mon shampooing habituel. 

phyco'tifs : masque
Les cheveux qui supportent peuvent sans problème l'utiliser en après-shampooing à rincer, tant la texture est fine et non grasse. A dire vrai, même la peau l'apprécie tant elle est douce et légère.

Pour des cheveux secs, il est possible de rajouter de 3 à 5 % d'olivem et 3 à 5 % de karité nilotica, en retirant la valeur équivalente en phycocolloïde.




Focus sur quelques ingrédients maison

Celles qui me lisent maintenant régulièrement savent comme j'aime manier les mots et comme j'ai plaisir à inventer des noms aux ingrédients simples que j'utilise, qu'ils soient de ma création ou carrément "empruntés" à d'autres tambouilleuses de talent.
Ainsi, commençons par la riciline*, à la base de mon sérum avant shampooing. 

Piquée sur le blog de Sonya, j'ai à mon tour réalisé une base baumée à l'huile de ricin à utiliser telle quelle en guise de gloss à lèvres(tout simplement fabuleux !) ou à introduire dans les préparations maison comme on le ferait avec un substitut de lanoline.

Voici la formule, simple comme bonjour....

-90% HV de ricin en raison de sa très forte proportion de triglycérides - qui composent aussi le substitut de lanoline de chez AZ (aromafarmacoteca)
-10% cire d'abeille jaune (Jacques Vernet)

On laisse fondre, un p'tit coup de cuillère magique et c'est prêt à être utilisé ! En fait c'est l'ingrédient prêt-à-l'emploi à toujours avoir à portée de mains, voire à porter SUR les mains en guise de soins ongles-cuticules (c'est Vénézia et son kit ongles qui m'a donné envie de re-prendre un peu soin de mes ongles).  Encore merci Sonya !

graines d'urucum
Tout aussi simple, le CLB* - concentré lipidique de bêta-carotènes - composé d'un macérat très corsé de graines d'urucum sur un mélange d'huile de coco indien (75%) et de coco fractionné (25%) auquel j'ai rajouté une demi noix de tonka pour le parfum ensoleillé et envoûtant. La richesse en bêta-carotènes - puissant anti-oxydant - alliée aux vertus émollientes et réparatrices de l'huile de coco en font un soin très intéressant aussi bien pour la peau que les cheveux : réparateur et nourrissant mais également protecteur. A incorporer très bientôt dans les soins solaires.

Enfin, ma dernière petite créatin aux algues, que d'autres ont expérimenté également (MLK, Christine, Sonya et d'autres que j'oublie sans doute) et qui n'est autre qu'un gel de chondrus crispus.

Chondrus crispus qu'on appelle également lichen carrageen, ou encore pioca, petit goëmon, mousse irlandaise. C'est une algue rouge assez petite qui peuple les côtes de l'Atlantique. Elle était dans le temps très connue des cuisinières qui mettaient à profit ses propriétés épaississantes et gélifiantes pour réaliser des flans. Mais on l'utilisait également pour apaiser la toux, bouillie 10 mn et additionnée de miel.
Ayant eu la chance de pouvoir en ramener de ma précédente virée bretonne, j'ai donc pu réaliser mon silicone-like maison.

Recette du silicocolloïde

Faire bouillir 200 ml d'eau distillée avec 1 CS d'algues sèches préalablement lavées à l'eau distillée
Laisser bouillir 5 bonnes minutes puis reposer 5 autres minutes
Filtrer
Ajouter 0,5% de cosgard avant refroidissement (et donc gélification totale)
Verser en pot stérile

On obtient une gelée translucide prête à l'emploi.

Incorporé dans les soins pour cheveux, le silicocolloïde* fait vraiment la différence. Il apporte lissant, brillant et douceur. Parfait également mélangé au phycocolloïde comme gel coiffant. Attention cependant pour les cheveux à tendance raplapla, il faut garder la main légère sous peine d'accentuer le côté plombé.

lanoline vraie
Enfin, je m'arrête quelques minutes sur la lanoline, la vraie, celle que l'on tire de la graisse déposée sur la laine des moutons, que j'utilise ici pour la première fois.

En fait, je dois bien l'avouer, j'ai réalisé ce soin en pensant à Colchique. D'abord parce qu'elle est la championne toutes catégories des soins pour cheveux qu'elle crée, affine, peaufine jusqu'à la perfection. Ensuite parce que ses descriptions des effets de la lanoline vraie m'ont donné envie d'essayer à mon tour.

"Lanoline" vient du latin lana, qui signifie laine et oleum, qui signifie huile. Au cas particulier, il s'agit plutôt de sébum excrété par le mouton et qui se dépose sur la laine. La lanoline, qui est une cire composée majoritairement d'esters cireux,  est obtenue à partir de la laine, une fois le mouton tondu. Donc, bien que d'origine animale, à l'instar de la cire d'abeille, c'est un ingrédient qui ne nécessite pas que l'on maltraite l'animal pour l'extraire. 

Comme la lanoline est connue comme pouvant être allergisante en raison des divers produits qui peuvent avoir été au contact de la laine (pesticides, polluants divers), j'ai immédiatement testé la lanoline sur le creux du coude et là j'ai aussitôt pu constater la première différence avec le substitut de lanoline que j'utilisais jusqu'ici. La vraie lanoline a une finesse bien supérieure, on sent immédiatement que l'on est en présence d'esters ; elle est absorbée par la peau avec une rapidité déconcertante et sans effet collant. Alors que je trouve la lanoline végétale, celle d'AZ comme ma riciline*, plus glu-glu. Bref, en un mot comme en cent : ya pas photo ! N'étant a priori pas allergique, j'adopte définitivement la lanoline d'origine animale dès que je recherche un véritable effet hydratant et réparateur. 

Je précise, suite à un commentaire déposé sur mon précédent article, que dès lors que ce sont les polluants au contact des moutons qui sont susceptibles de rendre la lanoline allergisante, il est important de s'assurer de la qualité de la lanoline et de la tester sur le pli du coude pendant quelques jours avant de l'introduire définitivement dans un produit cosmétique. 

Colchique ayant été mon inspiratrice pour ce soin, je l'ai également désignée d'office pour jouer le rôle de "souris cobaye du lolilabo".

Quant à la tignasse de votre lolitarose, elle apprécie énormément ce soin. Le cheveu en est tout doux et brillant. 






18 commentaires:

  1. Alors, là, Lolita San, j'ai suivi à fond, j'ai été fascinée parce que tout ce que tu dis là.
    Je suis passionnée par les soins pour les cheveux, tout simplement parce que je trouve que ce n'est pas si facile surtout (ce qui ne semble plus être ton cas) s'ils ont une certaine longueur.
    J'avais lu l'avis de Colchique sur la lanoline vraie et c'est intéressant que tu aies fait l'expérience.
    Tout le problème avec les cheveux est de leur apporter ce qu'ils ne peuvent fournir eux mêmes - en fait ce que la peau ne peut leur fournir - dès qu'ils ont quelques centimètres. Donc, tout à fait d'accord avec toi pour le pH.
    Merci de toutes ces informations qui m'inspirent énormément et pas seulement pour les cheveux.
    Outre que j'apprécie ce magnifique article, je suis très heureuse de la forme qu'il suppose chez toi.
    Et ta liste de plantes est tellement intéressante !
    Bon, tout est d'ailleurs intéressant.
    Je m'incline avec plaisir devant ton kimono soyeux comme des cheveux "phyco tifés" !

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    1. Irène, vu ta magnifique chevelure, je pense que tu as trouvé la ou les formules adaptées à tes cheveux. Chez moi, comme pour la peau d'ailleurs, ça a pris des années avant que je ne découvre d'abord ce shampooing aux herbes et ensuite ce gel à base d'algues. Ensuite la difficulté pour moi est de trouver THE formule pour un soin qui nourrit, répare et même conditionne, tout ça sans alourdir ni graisser. Ce masque soin aux algues et à la lanoline est un début prometteur. Mais je crois que je vais faire comme Colchique recommencer jusqu'à trouver la formule 100% parfaite.

      Bises alguées chère Ileno-San

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  2. Tu dis, simplissime, depuis hier, je suis revenue à deux fois tout relire, tant simple c'est, mais sophistiqué surtout et à fort pouvoir thérapeutique
    Je pense vraiment te copier, car je connais pas mal de personnes à crinières, et psoriasis et pellicules
    je ne suis pas du tout une faiseuse de shampoings et autres, j'achète pour moi en bio
    mais, là, avec tes plantes indiennes, les algues le riciline et tout, j'y vois des possibilités de formulations plus enrichissantes et passionnantes
    De plus, je te crois volontiers pour les effets bénéfiques, car tes cheveux étaient au beau fixe
    bref, ce post me donne vraiment l'envie de faire tous mes produits lavants cheveux
    Je vais imprimer;)
    Biiises ma Loli

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    1. MLK, j'ai dit simplissime mais j'ai pas dit courtissime. Du coup, je reconnais qu'il faut prendre son souffle pour arriver au bout de l'article.
      Je suis un peu comme toi MLK, j'avais acheté tous les ingrédients pour faire de vrais shampooing mais je n'ai finalement jamais eu le déclic. Et là, vraiment je suis trop satisfaite de mes herbes indiennes, si ce n'est qu'on ne peut préparer à l'avance un gros flacon, car ça se conserve très mal. Mais bon, quand on est pressé un peu de poudre et d'eau dans une tasse et cela prend quelques secondes. Et il se suffit à lui seul, le reste n'est que du plus.

      Bises missmlk

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  3. Ouh là là Lolitarose, il va nous falloir un lexique pour lire tes recettes tant tu as de mots nouveaux!

    Pour moi ce que tu appelles "riciline" je l'appelle "vaseline végétale" et non lanoline végétale qui me semble très différente.
    Je ne suis pas certaine qu'on pourrait faire de la lanoline végétale maison.

    Cette formule a l'aspect, la couleur et la texture de la vaseline mais j'utilise pour ma part plutôt de la cire d'abeille blanche.

    C'est un produit merveilleux que je conseille pour les croûtes de lait du cuir chevelu des bébés et lorsque l'on désire faire un soin occlusif sans huile minérale.
    La vaseline n'étant que de l'huile de paraffine épaissie.

    J'avais ainsi protégé le cuir chevelu de mon dernier fils qui s'était ouvert le crâne en vacances il y a des années. Le chir de garde avait mis des agrafes qu'il voulait noyer dans de la vaseline.

    Non, non! Hop petit tour à la pharmacie, un flacon d'huile de ricin, quelques perles de cire blanche, un bain marie dans un verre, une cuillère à café pour mesurer et c'était fait!

    Mais je n'aurais pas pensé à utiliser cela sur les cheveux. Tu es très inventive!

    Je ne te donnerai pas d'avis éclairé sur le soin des cheveux, tu imagines bien mais je me suis régalée à te lire au milieu de tes algues ;)

    Ciao bella!

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  4. Oups, je rajouterai que les fonctions de la vaseline et de la lanoline sont très différentes.

    - La vaseline et l'huile de paraffine n'ont qu'une fonction occlusive.

    - La lanoline a une fonction nutritive et traitante donc aussi intéressante pour la peau que des corps gras végétaux.

    Ta vaseline végétale me semble donc intéressante en avant-shampooing comme tu le fais. Je suppose que tu y retrouves le côté protecteur dû aux cires du jojoba.
    Magnifique idée!

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    1. Michèle ton message m'a un peu perturbé car j'ai toujours cru qu'en tant qu'huile minérale la vaseline était un ingrédient neutre, c'est à dire que ses vertus physiques lui permettent de protéger, voire de regraisser mais pas de nourrir ou d'apporter quoi que ce soit en termes de nutriments. Contrairement donc aux acides gras et à la lanoline vraie ou même substitut . Et donc la riciline qui se veut un substitut au substitut de lanoline me semblait plus proche de par sa composition (90 % d'acide ricinoleïque sous forme de triglycérides et le reste en triglycérides autres) de la lanoline végétale d'AZ (composée de divers glycérides) que d'une huile minérale. Même si en termes de fonctions elle peut parfaitement remplacer les deux. Il me semblait qu'un baume à base d'huile végétale, même si ce n'est que du ricin (car c'est bien de cela qu'il s'agit en fait 10% de cire d'abeille et 90% d'huile végétale) avait quand même des propriétés plus proches d'un substitut de lanoline et surtout bien autre qu'occlusive come la paraffine ou la vaseline . Mais là tu me mets un gros doute et je ne sais plus que penser...

      Je crois qu'il faut que tu reviennes éclaircir tout ça ma Michèle.

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  5. Lolitarose, merci beaucoup pour ce superbe article sur tes merveilleux produits pour les cheveux.

    Tu as extrêmement bien décrit les propriétés de la lanoline et ses différences avec le substitut. Bravo !

    Même avis que Michele au sujet de la vaseline et de la lanoline. Moi aussi j'ai l'impression que la riciline a l'air d'être plus proche de la vaseline que de la lanoline.

    Merci beaucoup de m'avoir offert ton masque restructurant que mes cheveux ont beaucoup apprécié en après-shampoing.

    Oui, je pense aussi que ton masque peut être utilisé aussi bien en après-shampoing qu'en masque avant shampoing suivant sa nature de cheveux.

    La texture de ton masque est d'une grande finesse et son odeur absolument merveilleuse.

    C'est un masque qui glisse sur les cheveux, ce qui permet de mettre juste la quantité nécessaire. Très peu de ce masque suffit pour nourrir, donner du ressort et faire briller les cheveux.

    Je suis d'accord avec toi et j'ai essayé ton masque en guise de crème sur ma peau ; tout ce que je recherche est au rendez-vous, émollience, hydratation, nutrition avec un fini mat comme j'aime et confort.

    J'ai également testé ton masque en crème coiffante sur les pointes de mes cheveux et j'adore.

    Je vais commenter les autres produits que tu m'as fait essayer et que je trouve formidables.

    Merci beaucoup d'exister Lolitarose, car tu ne peux pas t'imaginer à quel point j'apprécie ton blog qui m'a appris et continue à m'apprendre beaucoup. J'aime ta façon de faire tes cosmétiques, car il y a beaucoup de réflexions de ta part pour évoluer sans cesse.

    Je t'embrasse très fort.

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  6. Colchique, tes nombreux essais dans le domaine des masques capillaires m'ont plus qu'inspirée et c'est donc naturellement que j'ai pensé que tu serais la testeuse idéale. Bon, en même temps, c'est vrai aussi que ça ne risquait pas d'être Mimi la souris ;)
    Merci à toi de venir donner donc un avis de testeuse car c'est important d'avoir plusieurs avis, vu que nous avons toutes des cheveux différents. Finalement tu l'as testé en après-shampooing et en soins réparateur sur cheveux secs ? et ça ne laisse pas de "méchouille grasse ?
    Je vais quand même tenter de réaliser un masque plus riche, de type mayonnaise, à laisser poser une fois par mois, justement pour bien nourrir les pointes.
    Le plus étonnant est que ce soin convienne également sur la peau. J'aurais du le baptiser la polyphycocream ^_^

    Tes compliments et ton enthousiasme me touchent beaucoup et maintenant je vais devoir créer un soin anti-rougeurs !

    Bises chère testeuse !

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  7. Lolitarose, aussi bien en après shampoing qu'en crème coiffante, ton masque ne m'a pas laissé les cheveux gras, car j'ai mis juste la quantité nécessaire à mes cheveux.

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  8. Merci Colchique, c'est bon à savoir, je pourrais donc tenter également en après shampooing juste sur les pointes qui sont plus sèches que les racines.

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    1. je précise que mêem si c'est aza qui apparait, c'est bien moi qui ai répondu ! je me suis juste connectée d'un autre micro

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  9. Lolitarose, tu me vois complètement désolée de t'avoir embrouillée.

    Tu as tout à fait raison sur la composition de la ricilline qui effectivement est composée de substances actives pour la peau.

    En un sens il est un peu anormal que l'on rebaptise ces baumes en lanoline-like ou vaseline-like, je trouve finalement que ça galvaude le sens des mots.

    La formule 90 ricin et 10 cire abeille traîne depuis fort longtemps sur les sites américains sous le nom de "Non petroleum jelly" car son aspect ressemble en tous points à la petroleum jelly ou vaseline.
    La plus célèbre que nous avons eue en France aussi est de la marque Johnson and Johnson spécialiste de l'huile minérale en cosmétique bébé ;) (cf. la non moins célèbre baby oil)

    Je ne sais pas qui a inventé la formule naturelle (90 ricin 10 abeille blanche) mais elle est géniale. Et je voulais rendre au césar anonyme son dû.

    Donc même si l'ersatz végétal est actif et composé de bonnes choses (comme la lanoline), il me semblait devoir reprendre sa place à type de comparaison avec la vaseline et non avec la lanoline.

    En outre, il n'a pas été fortuit de choisir pour ça l'huile de ricin (riche en triglycérides absolument comme n'importe quelle autre huile végétale, les acides gras étant toujours liés sous forme de triglycérides).

    Sa grande viscosité et sa "lourdeur" sur la peau permet de mimer un effet occlusif-like que ne ferait pas un baume avec une huile plus pénétrante.

    La véritable lanoline certes riche en triglycérides contient aussi entre autres des alcools gras et chose essentielle à mes yeux, est très proche de nous en tant que produit animal.

    Je dirais que la lanoline végétale maison serait plus proche des beurres maison que nous fabriquons avec HV + alcools gras.
    Si l'on y mettait de la cire d'abeille ou un peu de gras animal, ce serait encore plus proche.

    Tu connais la finesse sur nos peaux des gras de canard, d'oie et autres émeus. Sans compter le saindoux, l'autruche etc...

    La lanoline a finalement une composition extrêmement complexe qui rend difficile la mise en oeuvre en naturel.
    Le substitut végétal du commerce ne reprenant que les acides gras les plus traitants est utile mais on ne peut pas dire que c'est de la lanoline.

    Son aspect visuel a donné le nom tout comme le mélange ricin et cire blanche a donné le nom vaseline naturelle.

    C'est sûr que si en plus tu brouilles les pistes avec le nom ricilline, avec la cire jaune, le silicocolloïde ... j'en perds mon latin et je t'embrouille ;)

    Donc pas de souci le baume(on ne devrait pas dire autrement) est efficace et pas seulement occlusif.

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    1. Merci Michèle, voilà qui remet les choses à leur place du moins dans mon esprit. Je n'ai aucune idée de qui a pu "inventer" à l'origine la formule 90 ricin : 10 cire d'abeille ; je l'ai, comme je le dis dans l'article découverte et reprise du site de Sonya, qui elle-même mentionne, je crois bien celui de Christine. Je l'ai testé avec cire jaune et le résultat visuel et de texture est clairement ressemblant avec la lanoline mais c'est dû bien sûr à la couleur de la cire.
      L'idée ici n'était pas de reproduire le substitut végétal de lanoline (c'est d'ailleurs pour ça que je parle de substitut de substitut et que je l'ai rebaptisé), dans sa composition mais de travailler avec cet ingrédient que j'ai trouvé très intéressant et dont j'ai apprécié les qualités aussi bien en guise de gloss à lèvres (appliqué par dessus baume et rouge à lèvres), mais également introduit en petites doses dans des émulsions.

      Finalement après toute cette littérature, c'est encore le nom de riciline qui me paraît le plus adapté car au moins on y retrouve immédiatement l'ingrédient clé.

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  10. J'espère cette fois que mon commentaire ne va pas être mangé… (je vais le copier avant de l'expédier au cas où… )

    J'ai vu que ton mélange de plantes était le fameux meera qui me tente beaucoup (sauf qu'il y a dedans du shikakai qui me gratouille terriblement, enfin là, il est peu concentré). J'avais pensé à en ajouter à mon shampoing solide mais j'ai hésité en raison du shikakai justement. Tu me tentes…

    J'adore te lire et te suivre dans les méandres sophistiqués de tes raisonnements. C'est vrai que la lanoline est un produit interessant, plus proche de nous car d'origine animale comme le souligne si bien Michèle.
    J'ajoute de mon côté un peu de graisse de canard ou d'oie, très fine, quand je fabrique une crème pour coudes très abimés car elle devient ainsi particulièrement réparatrice.

    je viendrai relire une fois de plus pour le phycocolloide, et le silicocolloide;

    pour l'urucum sur les cheveux sais-tu si ça colore ou pas?

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    1. Venezia, c'est en effet le meera dont j'avais déjà parlé et je le préfère au shikakai seul que finalement je n'utilise jamais. Par contre je n'avais jamais entendu qu'il était susceptible de provoquer des réaction de type démangeaisons. Ce serait interessant de comprendre ce qui peut en être la cause. Quant à en ajouter dans un shampoing solide, il me semble que dans mon précédent post, quelqu'un s'y était essayé et que le résultat ne s'était pas révélé satisfaisant (je parle de la poudre meera). La poudre est véritablement un shampooing lavant, contrairement au shikakai seul ou même aux argiles qui si on les applique en lieu et place du shampooing ne vont pas nettoyer le cheveu ou le cuir chevelu.

      J'avais également utilisé la graisse d'autruche offerte par Michèle en macérat hélichryse-camomille et j'avais réalisé des crèmes-baumes (dont l'une je crois avec l'@pimulse) et c'est vrai que c'est super sur la peau. Mais à Rome, je ne suis pas certaine de trouver ces graisses animales, dont la lanoline fera très bien l'affaire, même si l'utilisation, notamment en termes de proportions, est un peu différente.

      Le macérat d'urucum est totalement dilué dans la crème et donc ne modifie absolument pas la couleur des cheveux. Je te rassure, je ne ressemble pas à Gilda !

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  11. Pour les problèmes avec les pellicules, ajouter les huiles essentielles de romarin et de patchouli votre shampoing ou mélanger avec l'huile d'amande comme un traitement de cheveux pour votre cuir chevelu.

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  12. Bonjour,

    quelle est la différence entre silicocolloïde et phycocolloïde.
    La methode de fabrication est peu différente si ce n'est le bicarbonate.
    Le silicicocolloîde est plus simple à faire, alors pourquoi faire du phytoco...

    merci

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