dimanche 26 février 2012

Au bonheur des algues (2) : Crème baumée "Les pieds dans l'eau"

Crème baumée "Les pieds dans l'eau"

Au bonheur des algues : 2 ème épisode 

phycocolloïde
Pour compléter mon kit "spécial tongs" initié avec le gommage-peeling au gel d'algues laminaires, mon désormais célèbre phycocolloïde, j'ai voulu réaliser une crème ré-hydratante - les pieds souffrent toujours d'une sècheresse excessive en raison de l'absence de glandes sébacées - glissante, laissant la peau douce et vite absorbée. Certes j'ai décidé de prendre - enfin - soin de mes petits petons, mais pas question de passer des heures à tartiner, masser et encore à attendre que l'effet gras disparaisse pour pouvoir se rhabiller. 

Le cahier des charges était donc très clair. 
  
Pour un premier essai d'émulsion avec le phycocolloïde, j'ai conçu volontairement cette crème de manière  simple et avec  peu d'ajouts, mais j'ai rajouté une deuxième version plus pointue en fin d'article. 

L'idée était surtout d'évaluer la qualité de l'émulsion obtenue en introduisant le phycocolloïde dans la phase aqueuse. Et comme je ne fais pas les choses à moitié, j'ai même choisi de remplacer (presque) totalement l'eau par le gel de laminaires.

En émulsifiant, j'ai choisi la cire d'abeille, normalement dosée et je l'ai accompagnée d'un soupçon de glycéryl stéarate. L'association des deux me semblait idéale pour une émulsion à mi-chemin entre le baume et la crème et pour laquelle je souhaitais la finesse des esters.

Autant le dire tout de suite, le résultat confirme mes premières impressions : le phycocolloïde de digitata saccharina est un ingrédient qui apporte un vrai plus cosmétique.

Non seulement il se comporte en actif hydratant à part entière, mais il apporte une finesse incomparable et beaucoup de glissant à l'émulsion. Il agit comme un silicone, mais à l'immense différence près, qu'il se substitue non pas aux gras mais à l'eau. Du coup, on a l'impression de gagner sur les deux tableaux : plaisir d'une texture siliconée tout en conservant les bienfaits des huiles et beurres végétaux et de leurs acides gras, tout en neutralisant fortement l'effet gras sur la peau.  

L'autre avantage intéressant, dont j'ai un peu parlé dans mon précédent article, c'est le pouvoir épaississant important qui permet de travailler avec un complexe émulsifiant réduit, y compris avec la cire d'abeille. Pour un résultat 100% sans trace blanche. J'ai travaillé ici avec la version fluide du phycocolloïde, mais je rappelle que plus on a au départ un gel épais et plus le pouvoir épaississant est fort. On peut donc jouer sur la texture grâce au type de gel, voire même doser finement plusieurs gels pour moduler l'effet final.


Mais passons à la formule de la crème baumée 
Les pieds dans l'eau


Huiles et beurres 25%

-5,5 HV son de riz
-5,5 HV olive macérée au cyclamen de Naples (de mon jardin des Pouilles) 
-5,5 HV coco fractionné
-5 beurre de kokum
-2 IPP
-1,5 beurre de cacao

Emulsifiants et cires 9%

-7,5 cire d'abeille jaune
-1,5 VE

Eaux 62%

-60 phycocolloïde (version fluide)
-2 HA de criste marine (maison)

Ajouts à froid 4,1%

-2 protéines de la mer
-0,5 cosgard
-0,1 mini pointe de gomme konjac dans glycérine 
-1 pointe de spiruline
-0,5 % Parfum 15 gouttes (pour 50 gr de produit fini) réparties entre menthe poivrée, romarin, criste marine, lavande sauvage, ciste ladanifère.

J'ai fait ce choix de synergie olfactive tant pour le côté frais du parfum que pour les vertus asseptisantes et cicatrisantes (en particulier le ciste) des HE.

C'est clairement l'association ciste-menthe qui l'emporte en laissant sur la peau une vraie sensation de frais et pur. Parfait après le gommage-peeling circulatoire et réchauffant (je trouve les baies roses  extrêmement puissantes. 

Côté couleur, je trouvais le blanc-crème obtenu pas assez glamour et j'ai donc choisi de colorer la crème d'un peu de chlorophylle. Couleur qui s'associe parfaitement au parfum baumé-mentholé mais également au concept "soin aux algues". Il faudra que j'essaie avec des huiles très chargées en caroténoïdes pour voir si cela donne un résultat acceptable. Sinon, je serai obligée de décliner toute ma gamme "algues" en vert. 

Mode opératoire : chauffer huiles, beurres et cires au BM sans besoin de trop monter la température. Incorporer le phycocolloïde (froid) dans les huiles chaudes au BM. Bien mélanger à chaud pendant plusieurs minutes. J'ai rajouté un tout petit peu d'hydrolat pour fluidifier très légèrement lors des premières secondes de chauffe. 

Continuer de mélanger hors du feu à température ambiante jusqu'à ce que l'émulsion ait une consistance bien lisse et que la température ait baissé. 

Incorporer les ajouts à froid un à un.

Verser rapidement en pots car l'émulsion va épaissir fortement.

Après 24 heures de repos au frais, on obtient une texture entre beurre et baume, dense mais souple, qui m'a un peu fait penser à mon premier test avec l'émulsifiant @pimulse. 

Sur les pieds, le soin est très vite absorbé sans laisser de film gras. Sans laisser de trace blanche et ça j'adore. 

Evidemment, on peut parfaitement utiliser la crème baumée pour les mains qui l'apprécient tout autant. 

Continuant à jouer les lolitamouses de laboratoire, je l'ai même testée sur le visage. Elle est trop riche pour ma peau mixte, mais moyennant quelques aménagements, je suis sûre qu'elle pourrait convenir à certaines peaux gourmandes.



Focus sur la composition en huiles et beurres

kokum  densité 0,900 à 0,930 -  Acides gras essentiels poly-insaturés (AGPI ou AGE) ou vitamine F : acide linoléique (oméga-6) (2.15%)
Acides gras mono-insaturés (AGMI) : acide oléique (oméga-9) (36.08%)
Acides gras saturés (AGS) : acide palmitique (20.66%), acide stéarique (35.38%)

Le beurre de kokum, à l'instar de son cousin le beurre de karité est émollient ; il fond bien sur la peau et est facilement absorbé sans laisser de film gras. Un beurre que j'apprécie vraiment beaucoup en cosmétique. Mon autre chouchou étant le nilotica, beaucoup plus onctueux mais mes stocks sont à sec ! Du coup j'ai développé une technique pour faire un substitut de nilotica maison (je parle de la texture et de l'onctuosité sur la peau) : on mélange au choix, huile de macadamia ou huile de jojoba avec du kokum, 50/50 ou à moduler selon la dureté préférée et on l'utilse de la même manière que le nilotica. C'est un régal pur sur la peau !
son de riz 
densité 0,915 à 0,925   -   Acides gras essentiels poly-insaturés (AGPI ou AGE) ou vitamine F : acide linoléique (oméga-6) (33.6%)
Acides gras mono-insaturés (AGMI) : acide oléique (oméga-9) (41.2%)
Acides gras saturés (AGS) : acide palmitique (18.8%), acide stéarique (2.1%)

Autres constituants actifs :
Gamma-oryzanol, acide férulique : ces deux composants appartiennent à la famille des "oryzanols", composés phénoliques présents dans les matières grasses du riz (notamment du son de riz). Reconnus pour leurs effets bénéfiques sur la santé, ils le sont également sur votre peau. En effet, ces deux actifs donnent à l'huile végétale de Son de riz Bio une très forte activité anti-oxydante. Ils sont considérés comme dix fois plus antioxydants que la vitamine E...
Vitamine E : antioxydant naturel
Phytostérols : action cicatrisante et réparatrice. Ils réduisent également les inflammations.
Caroténoïdes : béta-carotène (pro-vitamine A), alpha-carotène, lycopène : effet bonne mine, anti-oxydants naturels
Des enzymes (co-enzyme Q10, glulathione peroxydase, méthionine réductase, polyphénol oxydase, isoenzymes...) : action anti-âge. Ils protègent du vieillissement de la peau induit notamment par les radicaux libres.
Sels minéraux : calcium, potassium, magnésium, phosphore, fer, zinc, cuivre...



Inutile que j'insiste sur les raisons qui me font apprécier l'huile de son de riz, que je réserve habituellement aux soins des zones délicates telles que le contour de l'oeil ou le décolleté. C'est dire si j'ai décidé d'être très gentille avec mes pieds !

Retour sur ma crème baumée et propositions de quelques variantes

J'avoue qu'en l'état, elle se suffit largement. Mais si l'on veut pousser d'avantage le côté hydratant-réparateur, puisque c'est une crème destinée aux pieds qui sont facilement malmenés, j'y rajouterais quelques ingrédients ciblés. 

Tout d'abord, j'incorporerai de la lanoline (vraie ou substitut) et comme elle a aussi un côté émulsifiant, je retirerai 2% de cire d'abeille et 1% de kokum que je remplacerai donc par 3% de lanoline.

Dans les actifs indispensables au maintient de l'hydratation, je rajouterais du 
D-Panthenol à concurrence de 2-3% et du sodium lactate à 2%. En contrepartie, on retire 3% de phycocolloïde et les 2% d'HA. 

Ce qui donne une nouvelle formule encore plus baumée pour pieds très secs

Huiles et beurres

-5,5 HV son de riz
-5,5 HV olive  
-5,5 HV coco fractionné
-4 beurre de kokum
-3 lanoline
-2 IPP
-1,5 beurre de cacao

Cires
-5,5 cire d'abeille jaune
-1,5 VE

Eaux
-53% phycocolloïde (version fluide)

Ajouts
-3% D-panthénol
-2% sodium lactate
-2 protéines de la mer
-0,5 cosgard
-0,1 mini pointe de gomme konjac dans glycérine 
-1 pointe de spiruline

-0,5 % Parfum 

      Vous allez dire que je radote, mais là je suis vraiment accro aux algues ! ça doit être la cure de spiruline que j'ai également entamée en interne, mais je suis littérallement conquise. J'ai donc poursuivi mes essais. Avec tout autant de bonheur. Je vous le dis : 

      Le bonheur est dans les algues !



      15 commentaires:

      1. Je dirais même que le bonheur est dans le pied!
        Magnifique texte que j'ai bu (lu) d'une traite.

        Je trouve que tu devrais venir à Paris avec du phycocolloïde dans tes poches d'ailleurs. Tu me donnes envie de tester...

        En choisissant de l'huile d'avocat, tu aurais un vert doux sans avoir à rajouter de colorant. N'aimes-tu pas cette huile?

        C'est un régal ce message!

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        1. Finalement Michèle, puisque on est dans les formules, je rajouterais même que "les algues, c'est le pied !"
          Si j'arrive à tout caser dans ma malheureuse valise, sans risquer que tout ne se déverse dans mes fringues, j'essaierai de prendre un peu de phycocolloïde, mais je ne promets rien.
          En fait, maintenant que tu le dis Michèle, je réalise que je n'utilise jamais d'huile d'avocat. Pas que je n'aime pas, j'ai pourtant du tester une fois avec les berlingots pourtant bien pratique de Az, mais je crois tout simplement que je n'ai pas le réflexe. Etrange ! Je vais voir si on en trouve à Rome.

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      2. j'aime vraiment bien cette gamme aux bonheur des algues
        Je trouve que ta formule et même ton choix d'actifs et d'huiles essentielles se prêterait bien aussi pour un soin drainant amincissant et revigorant pour le printemps qui s'annonce
        Tu vois, un truc qui ferait fondre en douceur les petits paquets d'hiver
        Là, tu te fais des pieds de sirène;)
        J'aime aussi tous les tons de vert qui s'accorde comme tu le soulignes avec ta gamme
        Continues de radoter, ton public ne s'endort ni ne baille
        Bises et à tout à l'heure

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        1. MLK, de quels petits paquets parles-tu ??? j'ai également ramené du fucus micronisé, à manger et à utiliser en masques et autres enveloppements. Je crois que je vais vraiment de voir arrêter de travailler pour tester tout ce que j'ai envie de faire avec ces algues. mais là en ce moment, c'est un peu le rush. Depuis ce matin, je soulève et vide des cartons (je déménage mon bureau), j'ai des tonnes d'urgences, alors que je n'ai plus de micro, internet, téléphone... Du coup, ce soir je me suis jetée dans un bain d'algues pour me relaxer.

          Big Bizz my MLK ! et reviens donc papoter avant que je ne pique du nez !

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      3. Lolitarose, superbe crème pour avoir des pieds de rêve.

        Merci beaucoup pour ces recettes à base d'algues revigorantes.

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        1. Merci Colchique, oui je vais très bientôt pouvoir chausser mes sandales Saint-Trop vu la chaleur qu'il commence à faire ici.

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      4. il faut que je me lance :j attends la reponse de la copine bretoone pour un troc ,si comme le dit MLK on peut s en servir comme drainant ,si on peut le mettre sur le visage c est vraiment super .et de la cire d abeilles comme emulsifiant .le phycocolloide doit etre tres interessant en soin contour de l oeil,ou en serum leger sous une creme .merci beaucoup !sylvie

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        1. Sylvie, ce sont surtout les fucus qui sont drainants, tant en interne qu'en bains ou enveloppements. On peut en effet se faire des "masques" corporels en mélangeant le fucus, de l'argile et du phycocolloïde, en y rajoutant un peu de macérat de lierres et deux ou trois HE bien ciblées.
          Faut que je crée un soin que je baptiserai "A bas les paquets !"

          Tu as raison, le phycocolloïde se marie bien à la cire d'abeille, on garde le côté protecteur de la cire mais en perdant le petit côté gras.
          Et il y a en effet plein de possibilités, je posterai bientôt un petit sérum très agréable !

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      5. Formule algo-baumée verdée superbe! Cette saga algues me plaît beaucoup.
        Merci Lolitarose pour ces recettes iodées.

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      6. Merci Loulou, si ça continue je vais moi-même me transformer en algue, tant je me délecte ! Bises

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      7. J'adore ta recette, ta prose mais je déteste quand je lis "de mon jardin des Pouilles" : parce que, brusquement, je me sens une vilaine poussée de jalousie. Et moi, je ne suis jamais jalouse!

        Merci et vive les algues qui vont si bien à Lolita-San.

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        1. Irène ! comment pourrais-tu être jalouse de mon jardin ? vu que ton - tes ? - jardin (s) est splendide ! mais bon, je reconnais que les Pouilles, en cette saison c'est mieux que la Suisse (encore que avec la neige tout ça a du être très beau même en plein hiver).

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      8. Sorry d'intervenir dans ton blog, mais on m'a invitée dessus: ta formule est dangereuse et positivement allergène à cause de la lanoline qu'elle contient . Si tu vois mon mail et que tu veux des bases naturelles pour travailler, contactes moi mais par pitié, arrêtes...tu vas provoquer des dermatoses graves chez les gens, cela ne se voit pas tout de suite, ceci peut arriver des années après... De plus... pour ta réponse à Sophie: Il ne faut jamais mélanger de macérat de lierre avec le fucus. Il y a interactions moléculaires. Les plantes ne sont pas sans danger, chacune d'elles contient des milliers de molécules et certaines sont incompatibles entre-elles...

        Remarque: Ceci n'est pas une attaque perso mais 1 conseil de pro. Je suis une scientifique diplômée. Il y a des centaines de blogs comme le tien et les gens croient à tort, qu'il est simple de concevoir un produit naturel ! Bien du contraire, c'est une étude complexe...

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        1. Bonjour Labonature, et merci d'être venue donner votre avis sur mes formules. Toutefois et bien que je ne doute pas un instant de vos compétences scientifiques, indubitablement prouvées par vos diplomes, il me semble que la moindre des choses lorsqu'on prétend porter des accusations de dangerosité est d'expliquer et a minima de présenter quelques arguments et références ... scientifiques.

          S'agissant de la lanoline, il est en effet exact que la vraie lanoline issue de la laine des moutons peut être allergisante et provoquer des dermatoses de contact dans certains cas. Cela n'est pas systématique et dépend d'une part de la qualité et donc de l'origine de lanoline (les moutons peuvent avoir été en contact avec des pesticides ou autres produits toxiques) utilisée mais également de la sensibilité particulière de la peau. Comme pour tout nouveau produit que l'on utilise, il convient bien sûr de le tester dans le pli du coude avant de l'utiliser plus amplement. Cela étant, la lanoline animale est très régulièrement utilisée par les jeunes mamans allaitantes qui l'appliquent pure sur leurs mamelons craquelés. Les labo sérieux fournissent de la lanoline vérifiée et purifiée et donc a priori sans risque.

          Quant à votre seconde remarque, je serais vraiment intéressée d'entendre les raisons scientifiques qui interdiraient l'utilisation de macérat de lierre et de fucus, dès lors que nombre de marques bio on ne peut plus sérieuses proposent des soins contenant cette association.

          Si je ne prends pas vos remarque comme "une attaque perso", je me permets de vous inviter à lire un peu plus attentivement l'ensemble des posts de ce blog ainsi que de mon précédent blog, ça vous permettra de constater que je ne conçois pas mes formules à la légère, ni même sans m'être dûment informée et ce bien que mes modestes compétences ne soient pas sanctifiées par un diplôme scientifique.
          J'ai utilisé dans le passé des crèmes "naturelles" et pensées par de forts compétents scientifiques pour des marques bien connues et ma peau s'en souvient encore tant j'ai mis de temps à me débarrasser de rougeurs et "pelades" provoquées par ces produits.
          Je conçois des cosmétiques naturels depuis maintenant plusieurs années, pour moi seule et sans visée commerciale. Je confirme que c'est en effet une étude complexe à laquelle je me suis attelée avec le plus grand sérieux. Ce qui du coup m'a valu de n'avoir jamais été sujette à aucune allergie pas plus que les quelques amis qui les ont testé.

          Alors par pitié, si vous revenez sur ce blog donner des conseils de pro, et vous êtes bien sûr la bienvenue, essayez d'être vraiment pro et faites nous profiter vraiment de vos savoirs.

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      9. Chapeau, bravo, bravissimo!
        Texture épatante, épaisse mais fine, pénétrante, effet sec après absorption, parfum frais et agreste, j'adore!

        J'ai tout relu de ta formule et tu es arrivée à donner exactement ce que fait le VE sur le papier. Epaississant mais peu de présence sur la peau.

        Du coup je dirais que c'est une texture pour les mains aussi.
        Merci et encore bravo!

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