| Sérobôm OJOSERIACA |
Après une première tentative particulièrement convaincante, bien que réalisée avec les moyens du bord – c’est-à- dire quasiment sans moyens – j’ai récidivé dans la réalisation d’un baume fluide.
Ma première version, ici, était limitée aux quelques ingrédients que j’étais parvenue à sauver du désastre..heu, scusi, je voulais dire déménagement, mais mon mouse a fourché, le tout mesuré à la louche, en l’absence de balance.
Une fois réapparus ingrédients et matériels, j’ai pesé consciencieusement chaque ingrédient constituant la version 1 qui était proposée en ml et que je reproduis ici
- 5 ml (petitement dosé) cire abeille
-25 ml HV olive
-25 ml HV argan
- à froid 1 cc beurre nilotica
Ayant adoré cette idée de baume fluide que j’ai même utilisé sur le visage, j’ai souhaité en réaliser une nouvelle version, à peine plus sophistiquée que la première et, cette fois encore, destinée au corps comme au visage.
Je vous donne ici la formule en % cette fois
-33.33% macérat de cyclamen napolitain sur olive
-33.33% HV jojoba
-14.17% HV sésame
-10% cire d’abeille jaune et odorante
-2.5% HV son de riz
-2.5% phytostérols d’avocat
-4.17% beurre de cacao
OJOSERIACA
où comment l’INCI est devenu le nom du Sérobôm.
Le mode opératoire est encore plus simple que la recette : il suffit de fondre tous les ingrédients dans un bol soigneusement désinfecté, bien touiller et verser en flacons après avoir introduit le parfum.
Et justement, parlons un peu du parfum. Comme le parfum de beurre de cacao, mon petit resveratrol à môa (si, si parce que j’y crôas môa !), domine assez nettement, j’ai choisi de ne pas l’occulter totalement mais au contraire d’amplifier le côté gourmand grâce à une absolue de fève tonka. Pour ne pas avoir l’impression de me badigeonner de crème dessert, j’ai féminisé ce duo gourmand d’une touche de néroli. Et le mélange a divinement pris : gourmand et sensuel à la fois, raffiné et puissant, avec un brin d’exotisme.
Focus sur les ingrédients
Je vous épargne mon ènième éloge de la cire d’abeille, mais si ça vous tente faites un tour ici où j’en ai abondamment parlé.
Oserais-je encore vous vanter les mille mérites de l’huile de jojoba ?
Pour ma part, c’est une huile que j’utilise continuellement depuis mes débuts en tambouille maison, tant ma peau l’apprécie (mes cheveux aussi, d’ailleurs). Elle apporte en outre, un merveilleux glissant aux crèmes et baumes, en particulier dans les soins pour les lèvres.
Elle pénètre vite en laissant un film protecteur et velouté mais sans effet gras. Utilisée seule sur la peau, je lui trouve un effet lissant, comme le beurre de cacao d’ailleurs. Elle est autant l’amie des peaux grasses que sèches et appliquée sur une peau humidifiée elle peut parfaitement remplacer une crème hydratante et réparatrice.
Vous l’aurez compris : elle a tout d’une grande. Pour ne rien gâcher, introduite dans une émulsion, sa grande finesse permet de contrebalancer d’autres huiles à la plus grande viscosité afin de permettre malgré tout d’obtenir une émulsion fine et légère.
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| "olives" de jojoba |
Sa composition chimique (source Codina et AZ), c'est environ 97% d'acides gras mono-insaturés, soit la quasi totalité des 1% d'acides gras la composant. C'est aussi environ 97.05% d'esters cireux et tout autant de céramides.
Et les céramides sont l'actif relipidant par excellence, tant pour la peau que pour les cheveux. Elles offrent une excellente protection contre la déshydratation et aident à la restauration du film hydrolipidique. Ce sont ces mêmes céramides qui donnent à l'huile de jojoba une stabilité incomparable contre la chaleur et l'oxydation.
L’huile de jojoba, c’est en outre presque 50% d’insaponifiables (un peu moins selon l’origine et la qualité) dont on connaît les capacités anti-vieillissement. Capacités que confirme également son pouvoir anti UV, certes relativement peu élevé – autour de 4-5 – mais interessant dans un soin de jour.
Dans sa grande simplicité, la formulation de ce baume est en fait centrée sur une composition recherchant un équilibre dans les acides gras et les phytostérols.
Pour en savoir plus sur les acides gras, je vous renvoie à un excellent article d'Eau de Rose.
S'agissant du Sérobôm, j'ai plus particulièrement recherché la présence des omégas 6 et 9 dont les propriétés aident à prévenir le vieillissement et la déshydratation de la peau tout en maintenant son élasticité et finalement sa jeunesse.
Quant aux phytostérols, contenus aussi bien dans l'huile de jojoba, l'huile d'olive, l'huile de riz que bien sûr les phytostérols d'avocat, ils ont un pouvoir anti-inflammatoire particulièrement intéressant pour les peaux sensibles, sujettes à rougeurs ou à oedèmes. Ils sont également fortement anti-oxydants et ont des capacités cicatrisantes et réparatrices qui en font un allié de choix dans les soins cosmétiques.
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| Ojoseriaca, fluide et onctueux |
En d'autres termes, ce petit baume à la formulation quasi simpliste est en fait une véritable arme de guerre anti-déshydratation et anti-vieillissement, puisqu'il contient 100% de principes actifs ciblés, tous 100% naturels bien sûr.
Conditionné en petit flacon ambré, il est parfait en soin corporel sur peau sèche ou humide pour un véritable effet hydratant. C'est également ainsi que je l'utilise en soin de nuit sur le visage préalablement humidifié avec un hydrolat. Ou encore en 2ème couche sur une crème de jour ultra-light après un nettoyage en profondeur.
Grâce à sa texture fluide, d'où ce nom de Sérobôm, il suffit d'en appliquer très peu et de masser longuement pour bénéficier des vertus conjointes des actifs et du massage.
Et en ces temps de crise, il n'est pas inutile de mettre en avant un argument marketing de poids : le prix de revient est tout autant MI-NI-MA-LIS-TE que le concept. Ce qui en fait le soin le plus trendy de la saison.
Dis donc, Loli, je sais que c'est bientôt Halloween, mais c'est pas une raison pour avoir la tête comme une citrouille !
Signé Zhom chéri







