| Savon BluNoBlu |
Bleu
Couleur du ciel, de la mer
Bleu couleur apaisante
Bleu électrique
Bleu marine
Bleu ciel
Bleu turquoise
Bleu lagon...
Bleu
Envie de bleu
Envie d'un savon bleu
Enfin d'un bleu pas vraiment bleu
Plutôt un bleu clair
Un bleu un peu vert...
Pour tout connaître sur la couleur bleu, je vous invite à aller lire l'excellent article publié récemment par Irène.
Mais revenons à mes envies.
Un savon bleu légèrement vert disais-je.
Oui mais voilà, comme disait un célèbre philosophe :
"la soude a ses raisons que la raison ne connaît pas".
Pas besoin d'avoir fait les grandes écoles en effet pour se rendre compte que ce savon est tout sauf bleu. Pire, il n'est même pas un peu vert !
Comme dirait un autre grand penseur :
"avec lolitarose, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?"
Car oui, pour une fois je serais de bien mauvaise foi si je faisais porter toute la responsabilité de cet "échec" à dame Soude.
En effet, rien n'est plus simple en réalité que de faire un savon bleu. Il suffit d'introduire à la trace du pigment ultramarine dilué dans un peu d'huile. Selon le dosage et les huiles utilisées on obtiendra aisément un savon qui peut aller du bleu outremer au bleu pâle ou encore vert céladon.
| pas très bleu, hein ? |
Ne me demandez pas pourquoi, ce matin là, alors que je préparais mes ingrédients, j'ai décrété que je verserais le pigment dans l'eau de dissolution et non dans la pâte à savon.
Evidemment la soude l'a immédiatement décoloré.
J'aurais pu me ressaisir. Arrêter là. Mais non, je me suis obstinée et j'ai rajouté de fortes doses de pigment dans la lessive de soude. Au final le liquide était très légèrement bleuté. Mais évidemment, une fois le mélange huiles-eau réalisé, il n'est plus rien resté du bleu.
Evidemment la soude l'a immédiatement décoloré.
J'aurais pu me ressaisir. Arrêter là. Mais non, je me suis obstinée et j'ai rajouté de fortes doses de pigment dans la lessive de soude. Au final le liquide était très légèrement bleuté. Mais évidemment, une fois le mélange huiles-eau réalisé, il n'est plus rien resté du bleu.
Mais c'était un jour de grande forme pour Lolitarose - j'avais dû oublier mon cerveau au fond de mon sac à main. Pas démontée pour un sou, j'ai décidé de faire un pied de nez à ce savon qui me tenait tête et d'avoir quand même un peu de bleu grâce à une nouvelle idée "lumineuse".
Puisque le savon semblait vouloir prendre une couleur beige, il n'y avait qu'à introduire à la trace des pétales de fleur de bleuet. C'est bleu le bleuet, non ?
| Fleurs de bleuet |
Les miens sont d'un magnifique bleu, soutenu, lumineux. Presque un bleu Klein.
Las ! mes bleuets ont eux aussi très vite viré au beige-jaunâtre. Point de bleu donc.
Le nom s'est donc imposé de lui-même. BluNoBlu.
Heureusement, même amputée du cerveau, il me restait un petit neurone qui m'a permis de composer une recette où le mot d'ordre était DOUCEUR.
Et là, je n'ai pas cherché midi à quatorze heures, j'ai juste appliqué les règles de base. Pour parvenir donc, à cette douceur crémeuse qui fait la spécificité de nos savons maison, j'ai choisi d'incorporer une forte proportion de beurres dans la formule. Et pour ce faire j'ai choisi deux beurres : l'incontournable karité et le beurre d'illipé vert que l'on trouve dans les épiceries indiennes de Paris.
Je ne peux pas vous dire grand chose sur ce beurre, sinon qu'il a une jolie couleur pistache et qu'il est très mou à température ambiante puisqu'il est vendu en bouteille. On trouve chez les fournisseurs de matières premières tels Bilby ou macosmétoperso du beurre d'illipé, mais j'ai du mal à me convaincre qu'il s'agit du même produit lorsque je lis les caractéristiques : "proche du beurre de cacao, point de fusion très élevé. Sans parler de la couleur qui partout est blanche.
Les calculateurs de soude ont un beurre d'illipé et je me suis donc basée là dessus pour calculer ma quantité de soude, en prenant soin toutefois de bien surgraisser pour palier à tout problème.
Et pour que ce petit savon soit également parfaitement "dermophile" (je sais Irène, tu n'aimes pas ce mot), j'y ai rajouté un soupçon d'huile de chanvre et d'huile de son de riz, qui en savonnerie, sont les huiles douceur par excellence.
Et là, je n'ai pas cherché midi à quatorze heures, j'ai juste appliqué les règles de base. Pour parvenir donc, à cette douceur crémeuse qui fait la spécificité de nos savons maison, j'ai choisi d'incorporer une forte proportion de beurres dans la formule. Et pour ce faire j'ai choisi deux beurres : l'incontournable karité et le beurre d'illipé vert que l'on trouve dans les épiceries indiennes de Paris.
Je ne peux pas vous dire grand chose sur ce beurre, sinon qu'il a une jolie couleur pistache et qu'il est très mou à température ambiante puisqu'il est vendu en bouteille. On trouve chez les fournisseurs de matières premières tels Bilby ou macosmétoperso du beurre d'illipé, mais j'ai du mal à me convaincre qu'il s'agit du même produit lorsque je lis les caractéristiques : "proche du beurre de cacao, point de fusion très élevé. Sans parler de la couleur qui partout est blanche.
Les calculateurs de soude ont un beurre d'illipé et je me suis donc basée là dessus pour calculer ma quantité de soude, en prenant soin toutefois de bien surgraisser pour palier à tout problème.
Et pour que ce petit savon soit également parfaitement "dermophile" (je sais Irène, tu n'aimes pas ce mot), j'y ai rajouté un soupçon d'huile de chanvre et d'huile de son de riz, qui en savonnerie, sont les huiles douceur par excellence.
Mais passons à la formule
Formule
30% HV olive (bien verte)
25% HV coco indien
15% graisse de boeuf (suif)
10% beurre de karité
10% beurre d'illipé vert (indien)
5% HV chanvre
5% HV son de riz
Soude calculée pour un surgras de 10%
Eau minéralisée, valeur moyenne
Pigment ultramarine versée directement dans l'eau de dissolution
Fleurs de bleuet ajoutées à la trace
Pour le parfum, je souhaitais quelque chose de frais, de pétillant, avec une pointe mentholée-herbacée qui devait s'accorder avec le bleu-vert... J'ai donc associé au trio romarin-menthe-cyprès (la touche verte) un trio un peu agrumé avec la mandarine rouge et la bergamote, le tout renforcé par la palmarosa.
Parfum dosé à 2,5%
HE romarin
HE menthe
HE cyprès
HE bergamote
HE mandarine rouge
HE palmarosa
J'ai coulé une partie de la pâte dans un moule en bois Café de savon et l'autre - déjà un peu figée malheureusement - dans des petits moules à pâtisserie.
La bonne surprise est que le parfum a bien tenu. On ne peut pas perdre à tous les coups non plus ! Et puis, côté douceur, c'est également mission accomplie : la mousse est aérienne et crémeuse juste comme il faut.
Et après avoir un peu boudé son esthétique que je trouvais un peu trop rustique, j'ai fini par me laisser apprivoiser par ce BluNoBlu qui a tout naturellement trouvé sa place dans la salle de bains.
| La mousse est bleue comme une ... |


