lundi 4 avril 2011

Doux soin fraîcheur verte pour le corps

Cet article a été publié dans mon blog n°1
Douce fraîcheur...

Enfin le soleil a fait son apparition et avec lui cette douceur printanière qui nous fait nous précipiter en hordes sauvages dans les parcs et jardins de la Capitale en quête des bienfaits du “bon air” et de Dame Nature.
Les bourgeons ont aussi fait leur apparition, les premières fleurs s’apprêtent à éclore et chacun d’entre nous renaît doucement - mais sûrement - à la vie.
Pour ma part, je m’apprêtais à fêter l’arrivée du Printemps de bien agréable manière, puisqu’un Petit Prince avait choisi cette douce  saison pour s’initier à l’art de la savonnerie entouré de nombreuses marraines, dont certaines avaient bravé moult  dangers pour arriver de leur lointain Sud Ouest ou du Plat - et chaleureux - Pays.
Puisque l’occasion fait le larron, comme dit le célèbre dicton populaire, je décidai que l’occasion était parfaite d’offrir du Printemps en Pot.
Et puisque Printemps rythme avec Soleil, donc avec Chaleur, donc avec Douceur et bien sûr avec Nature, il me fallait un soin doux et léger au parfum d’herbe fraîche qui convienne à toutes ces belles plantes mais également au Jeune Prince. La couleur s’imposait d’elle même : un vert tendre à peine perceptible.
 Ne restait plus qu’à mettre au point la formule... 
Légère, légère, légère.... comme une brise de printemps qui doucettement soulèverait les jupes légères des lolitas en goguette (Heu... j’ai dit lolita, hein ? pas lolitarose ! ).
Mais protectrice quand même, car rien de tel que ce petit vent coquin pour déshydrater nos peaux encore malmenées par la rudesse de l’hiver.
Je ne voulais ni lait, ni beurre - au printemps on a envie de changement, même dans la composition de nos formules - et c’est alors que l’idée me vint d’élaborer sérieusement une émulsion à base de savon. 
Vous vous souvenez de ma recette de crème pour les mains tirée d’un vieux Grimoire ? ou le lait nettoyant d’Irène ?
Et bien voici un mois que je teste quotidiennement cette crème rustique sur mes mains et qu’elle s’est avérée parfaitement efficace et agréable. 
J’ai donc décidé d’utiliser le savon comme un ingrédient cosmétique à part entière et de formuler un soin douceur pour le corps à partir de cet émulsifiant, ou plus exactement co-émulsifiant. 
Mais avec quoi l’associer pour obtenir du léger ? L’Olivem 1000 me sembla constituer un bon compromis, en raison de sa propension à donner des textures fermes mais légères, bien absorbées par la peau et néanmoins protectrices.
Je sens que vous mourrez d’envie de connaître la formule (en tout cas j’en connais un qui l’attend avec impatience, et après on dira que les filles...)

Formule du Doux Soin Fraîcheur Verte
Chauffer ensemble au bain marie les ingrédients suivants jusqu’à dissolution complète
-5 % savon blanc en paillettes (ici Melt & Pour naturel rapporté du Japon)
-3% olivem
-3% beurre nilotica
-2% cire de soja
-1% substitut de lanoline
-1% alcool cétylique
-15% d’huiles végétales dont 
    -6% coco odorant
    -4,5% camélia
    -3% coco fractionné
    -1,5% squalane
Remuer régulièrement à chaud pour obtenir une pâte homogène. Laisser au bain marie et introduire peu à peu les ingrédients ci-après (non chauffés)
-50% d’eau
-2% allantoïne (diluée dans un peu d’eau tiède)
Retirer du feu et introduire 
-15% de gel d’aloé vera
-2% de poudre de riz
-1 pointe de couteau de chlorophylle 
-1% de fragrance Green tea (une fois n’est pas coutume mais j’ai littéralement craqué devant son parfum d’herbe fraîche)
-0,5% conservateur
On obtient un lait épais mais très fluide. Verser en pots et conserver au frais.
Au bout de quelques jours, le lait s’est métamorphosé en une crème bien ferme, mais légère et onctueuse comme un voile de printemps. Enfin, les filles vont pouvoir aérer leurs gambettes !
Zoom sur quelques ingrédients
Huile de camélia, qu’on appelle aussi huile de thé vert bien qu’il ne s’agisse aucunement d’un macérat de feuilles de thé. Il s’agit en fait du Camelia Sinensis, arbuste originaire d’Asie qui donne de célèbres fleurs, se transformant en graines/noix  dont on tire ensuite l’huile.
Elle est très riche en oméga 9 (acides gras mono-insaturés), ce qui en fait un soin nourrissant, protecteur et adoucissant.
Elle possède des vertus émollientes et se montre très adaptée aux peaux sèches ou dévitalisées. Elle a un effet lissant et fortifiant, également apprécié de la fibre capillaire.
Enfin, elle pénètre facilement dans la peau sans laisser de film gras, elle a une couleur et une odeur discrètes ce qui en fait une excellente huile cosmétique.
Le squalane végétal, est obtenu à partir de l’olive. Il possède une grande affinité avec la peau, ce qui en fait un ingrédient cosmétique de choix. Très hydratant et offrant un toucher non gras et un excellent glissant, il peut être incorporé à un sérum, à des crèmes ou laits ou à un complexe d’huiles végétales. Un des meilleurs amis de la peau, mais également des cheveux !
L’allantoïne était déjà connue des médecins de l’Empire Romain, qui utilisaient des décoctions de consoude pour aider à la cicatrisation des blessures. Elle est reconnue pour ses propriétés hydratantes, anti-irritantes et son action bénéfique sur la croissance des cellules de la peau. Elle aide à la régénération cellulaire donc et agit comme accélérateur de la cicatrisation. 
L’allantoïne est en fait un “déchet organique” ; elle est présente dans la salive, le mucus, les fientes et l’urine : je vous vois déjà grimacer, mais attendez la suite...
Agnès Sorel, favorite du Roi Charles VII, était célèbre pour sa beauté et l’éclat de sa peau, qu’elle devait entre autres à une crème anti-rides à la composition pour le moins déconcertante : bave d’escargot, crottes de chèvres et un soupçon de cervelle de sanglier. 


Quant à la Montespan, elle s’enduisait la face d’une mixture élaborée à partir de moelle de boeuf et de bouse de vache, après avoir bu un p’tit verre d’urine de mule. 


Quant aux japonaises au teint si réputé,  certaines continueraient à utiliser la fiente d’oiseaux.
Allez, allez ! arrêtez de grimacer vous dis-je, sinon vous allez vous faire des rides d’expression !
Nous avons donc beaucoup  de chance de trouver chez nos revendeurs favoris une fine poudre blanche totalement inodore et extraite notamment d’une plante vivace, la consoude de Russie. C’est cette même allantoïne que l’on trouve dans le mucus d’escargot, qui vaut aux ramasseuses d’escargots de belles mains très douces. Avis aux amateurs, donc ! 
Au final, ce soin douceur “Fraîcheur Verte” semble tenir ses promesses car il laisse la peau douce, fraîche et hydratée. 
Le savon confirme ses excellentes qualités de co-émulsifiant qui permet en outre la réalisation d’émulsions très facilement.
Cela étant, bien que n’ayant eu aucun souci avec ma précédente crème réalisée à partir de savon, j’ai préféré faire un test d’inocuité avant de l’offrir au Petit prince savonnier et aux Belles Plantes à qui elle était destinée. D’autant que, pour la première fois je n’utilisais pas d’huiles essentielles, mais une fragrance  en guise de parfum. J’ai donc badigeonné le creux du coude, une demi-jambe et même une joue, plusieurs jours d’affilée. Aucune irritation ni sécheresse particulière constatées. 

Y a d’la joie, bonjour, bonjour les hirondelles, y a d’la joie... 

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