samedi 5 mars 2011

Crème du débutant au savon


Article publié le 12 septembre 2010 sur mon ancien blog sous le titre 


"Le goût des choses simples"


Le pain de Lina






Un mois - quatre longues semaines - passé loin de la capitale à me ressourcer au plus près d’une nature riche et généreuse. Chaque matin au réveil, un ciel bleu lumineux. Un short et des tongs ou encore une robe légère. Un espressino et  un cornetto au Cin-Cin Bar. Une pêche-abricot, qu’on appelle ici percocca, pour apaiser la faim. Une tranche de pastèque pour étancher ma soif. 
La mer et les oliviers à perte de vue. 
Un mois - quatre longues semaines - passé à la campagne dans une petite bourgade du Sud de l’Italie que celles qui ont suivi l’an passé les aventures de Franchette connaissent  maintenant un peu.
Là, loin du tourbillon de la grande ville, loin, très loin de tous ces temples de la consommation, j’ai réappris le goût des choses simples. 
Au contact de gens simples dont la vie s’écoule simplement au rythme de la nature.  Des échanges, simples, sincères, chaleureux. 
Ici, avec Lina, la fille de Ginuzzo et Maria, qui tous trois m’avaient inspirés certains des personnages dans le roman “Les yeux gris”, j’ai appris à faire le pain et la délicieuse foccacia. 
Je vous invite à venir faire le pain avec Lina et moi.
Puis, à mon tour j’ai initié Lina à la cosmétique naturelle.  Elle savait que je faisais mes propres cosmétiques et elle souhaitait apprendre à réaliser une crème hydratante naturelle. 
Lina a la peau très sèche de celles qui passent plus de temps au contact des éléments naturels que devant l’écran d’un ordinateur, son exigence se portait donc sur un soin  avant tout hydratant et réparateur.  
J’ai donc réfléchi et composé une formule spécialement pour elle. J’ai préparé tous les ingrédients choisis pour leur efficacité contre la déshydratation, pour leur pouvoir hydratant, réparateur, apaisant... Tout était prêt pour cette journée d’initiation à la cosmétique maison.



Mais il s’agissait d’une crème très - trop ? - lolitarose ; c’est-à-dire une formule pour cosméteuse ayant déjà une certaine expérience de la cosmétique maison et appréciant les formules un peu - trop ? - sophistiquées.  Je m’étais pourtant appliquée à faire “aussi simple que possible”. Mais face à la mine déroutée de Lina, j’ai vite compris qu’il s’agissait d’une simplicité très parisienne.
Je vous donnerai plus tard la recette de cette crème qui s’est avérée très agréable et que j’ai réalisé avec l’émulsifiant olive douceur que je trouve particulièrement adapté aux émulsions relipidantes mais malgré tout légères.
Pour Lina, qui est une femme à la coquetterie  simple (je vous avais prévenus, c’est une rentrée sous le signe de la SIMPLICITE) et aux connaissances en cosmétique maison inexistantes, j’ai donc revu ma copie. Et je suis revenue aux sources de la simplicité.
J’ai ainsi élaboré une recette simplissime que dans un premier temps je n’envisageais pas de publier. Puis je me suis souvenue des nombreux commentaires déposés sur mon blog ou sur d’autres :
superbe recette, mais trop compliquée pour moi, je n’oserai jamais me lancer”  ou encore “bravo, mais je n’ai aucun des ingrédients”...
Bref, l’idée a germé d’initier une nouvelle rubrique dédiée à celles pour qui cosmétique ou savonnerie naturelles sont  synonymes de simplicité et “frugalité”. En d’autres termes, peu d’ingrédients et une méthode abordable même par les grands débutants. 
Pour cette première, qui sera rapidement suivie d’un savon, je vous présente donc la Crème du débutant.
Crème du débutant

Cette crème est une crème multi-usage utilisable pour le corps, les mains et,  pour les peaux sèches ou qui tiraillent, également sur le visage. C’est ma version plus cosméto du cérat de Galien, sans borax ni cire d’abeille.
Elle se réalise en un rien de temps et ne requiert aucun ingrédient coûteux ou difficile à se procurer.
Car en réalité qu’est-ce qu’une crème : de l’eau, de l’huile et une cire émulsifiante pour faire tenir tout ça ensemble. Et bien, pour réaliser cette crème vous n’aurez besoin de rien d’autre.
Puisque nous faisons dans le simple, j’ai également recherché un émulsifiant à la portée de toutes, c’est-à-dire que l’on peut trouver facilement et sans se ruiner.
Celles qui ont l’habitude de venir se promener sur ce blog auront remarqué que depuis quelques temps j’agrémente certaines de mes formules de savon. 
savon maison





En fait, le savon est un émulsifiant très efficace qui était utilisé au XIX ème siècle et encore au tout début du siècle dernier jusqu’à ce que soient mis au point des émulsifiants dits modernes. Il est depuis totalement tombé dans l’oubli et c’est dommage car, contrairement à ce que l’on pourrait croire, il permet de réaliser des émulsions très professionnelles et dignes de “vrais” émulsifiants du commerce. Et c’est un allié idéal des crèmes riches.
C’est donc le savon que je vous propose d’adopter ici ; ce qui ne devrait pas poser de problème vu le nombre toujours croissant de savonnières maison. 
Choisissez de préférence un savon clair, sans colorants, surtout synthétiques, sans fragrances. Préférez également un savon contenant peu ou pas d’huiles rancissant facilement. Limitez également le niveau de surgraissage à 5-8%. 
Il vous suffit donc de râper le plus finement possible votre savon et vous avez un excellent émulsifiant à porter de la main.
Si vous n’êtes pas - encore - une savonnière, vous pouvez opter pour une base melt and pour, ça devrait fonctionner également. En revanche évitez les savonnettes du commerce en raison de substances indésirables tels que l’EDTA. Optez dans ce cas pour un savon de Marseille.
Le savon est toutefois un émulsifiant donnant des textures relativement fluides, des laits en d’autres termes, il faut donc le coupler avec un épaississant qui permettra d’obtenir une émulsion crémeuse et onctueuse.
Dans un but de simplicité, pour les débutantes je livre les proportions en grammes et non en pourcentages.





Les ingrédients pour la formule de base
50 gr d’eau déminéralisée
50 gr d’huile d’olive 
5 gr de savon râpé
5 gr d’alcool cétéarylique *
et en option
1gr à 1,5 gr de cire (riz, abeille, ou autre cire dure mais c’est optionnel)
1 gr d’arrow root ou de poudre de riz (optionnel)


Si vous ne disposez pas d’alcool cétéarylique, il est possible de lui substituer de l’acide stéarique (avec cependant un résultat cosmétique un peu plus rustique) ou de l’alcool cétylique.  Il serait possible d’utiliser de la cire d’abeille, mais dans ce cas le résultat sera  plus gras et un peu glu-glu, donc je ne le recommande pas.
 Tous les sites vendant des matières premières pour cosmétique proposent ces ingrédients. Toutefois, pour celles qui ne souhaitent pas faire d’achats en ligne, on en trouve directement à la boutique Aroma-Zone sur Paris. Les pharmacies réalisant encore des préparations devraient également pouvoir vous fournir un des trois ingrédients. Il ne faut pas hésiter à insister.





Le pazapa
Verser dans un bol préalablement désinfecté à l’alcool, l’alcool cétéarylique, la cire, le savon râpé fin et l’huile. Chauffer au bain marie jusqu’à fonte complète des cires. Le savon met un peu plus longtemps à se dissoudre sans ajout d’eau, il est donc inutile d’attendre qu’il ait complètement fondu.
Laisser le mélange au bain marie chaud et incorporer très progressivement l’eau non chauffée en mélangeant très énergiquement avec une cuillère magique.  Le savon va fondre rapidement et le mélange va commencer à mousser  plus ou moins légèrement selon le savon utilisé. Vous pouvez alors éteindre le feu et continuer à mélanger à chaud pendant plusieurs minutes jusqu’à ce que l’émulsion change de consistance et s’épaississe. Vous pourrez alors poursuivre à froid.
Afin d’obtenir une belle émulsion, stable et sans trace blanche à l’application, il est important de mixer longuement  - 5 à 10 mn - et énergiquement, d’abord à chaud puis à température ambiante jusqu’à ce que la crème ait pris une belle onctuosité.
Le résultat est une émulsion lisse, brillante, onctueuse avec une belle consistance qui continuera à épaissir un peu en refroidissant.
l'émulsion
En revanche, l’ajout de 1,5 gr de cire permet d’obtenir l’effet légèrement filmogène, et donc anti-déshydratation que l’on attend de ce type de crème. Pour ma part j’ai utilisé de la cire de riz, que l’on trouve chez Aroma-Zone pour l’effet velouté et non gras, mais la cire d’abeille que l’on peut trouver également en pharmacie, convient parfaitement. Dans ce cas préférez-la blanche et limitez vous à 1 gr. 





Quelques variantes pour aller plus loin...
Les huiles....
Dans ma formule de base j’ai choisi l’huile d’olive car c’est une huile ayant de grandes qualités cosmétiques, adaptée aussi bien aux peaux sèches que grasses et que l’on trouve facilement.  En outre, les savonnières en ont souvent en stock dans leurs placards. Cependant choisissez de préférence une huile de qualité et à la couleur dorée plutôt que verte.  La mienne vient des Pouilles, soit directement de mes oliviers soit de chez Lina, dont l’oliveraie jouxte ma maison. C’est une huile douce, d’un beau jaune d’or et exhalant un parfum léger. 
Il est également possible de substituer à l’huile d’olive une ou plusieurs huiles végétales choisies en raison de leurs qualités cosmétiques ou de leur affinité pour votre peau. Je ne saurais trop vous inviter à consulter les fiches techniques disponibles chez Aroma-Zone
Pour rester dans une démarche très simple, vous pouvez associer deux à trois huiles en fonction de ce que vous aurez à disposition. Essayez toujours de mélanger les acides gras essentiels : omégas 3 - 6 - 9 pour un meilleur effet sur la peau. Je reviendrai dans un autre article sur les qualités et vertus des huiles végétales. Certaines pharmacies, mais également les magasins diététiques proposent des huiles de massage composées de plusieurs huiles. 
Au départ faites simple ! Je vous le disais l’huile d’olive est un excellent remède pour la peau (et les cheveux aussi d’ailleurs) ; l’huile d’amandes douces est très bien également ; l’huile de sésame est l’huile de la cosmétique par excellence : douce, émolliente, parfaitement équilibrée. C’est ma préférée. L’huile-cire de jojoba est également un excellent choix.
Et bien évidemment vous pouvez y incorporer des macérats huileux - entre 10 et 30% du total des huiles - que vous aurez préparés vous mêmes ou achetés tout prêts. J’ai un faible pour les macérats de calendula, de camomille ou encore de lavande. Mais vous pouvez réaliser des macérats avec une multitude de plantes. Alors cherchez ce qui vous convient et lâchez-vous. 






























Autre gras excellents pour la peau dont vous pouvez user sans abuser : les beurres, le plus célèbre en cosmétique étant le beurre de karité. On trouve aujourd’hui sur le marché quantité de beurres tous plus exotiques les uns que les autres, donc vous avez l’embarras du choix. Si vous n’avez aucun fournisseur près de chez vous, demandez à votre pâtissier-chocolatier de vous vendre un peu de beurre de cacao, vous pourrez parfaitement en incorporer en petite quantité dans vos préparations.
L’eau... 
Pour l’eau, on peut bien entendu aisément remplacer une partie d’eau par des hydrolats. J’insiste tout particulièrement sur leur qualité. Mieux vaut n’en avoir qu’un seul mais de qualité que de les démultiplier. Venezia vient de faire un excellent article sur les hydrolats que je vous invite à aller lire si ce n’est déjà fait.
Il est également possible d’incorporer des infusions de plantes, je le fait occasionnellement. Toutefois, en raison des risques très réels de prolifération de bactéries dans les cosmétiques maison, cela exige des précautions d’hygiène draconiennes et l’emploi d’un conservateur. J’ajouterai également qu’il convient de conditionner ces cosmétiques en petits contenants et de les conserver au frais.
Je précise que je n’ai jamais eu de problème avec des crèmes contenant des infusions, mais en matière de cosmétique maison,
la prudence est de mise
... et le reste
HEG de fleurs d'oranger 
Un ingrédient qui ne figure pas dans la formule de base et qui pourtant est un excellent hydratant, est la glycérine. On trouve de la qualité bio sur les sites spécialisés mais vous en trouverez facilement de la non bio dans les pharmacies. Vous pouvez en outre réaliser vous-mêmes vos extraits hydroglycérinés qui vous permettront ainsi de bénéficier des avantages de la glycérine et des bienfaits des plantes. Vous aurez donc un actif hydratant doublé d’un principe actif issu de la plante utilisée.





Enfin, quelques gouttes d’huiles essentielles apporteront tout à la fois une touche parfumée et leurs qualités intrinsèques, car ne l’oublions pas, les huiles essentielles sont de merveilleux actifs. Certaines pharmacies commencent à en proposer.  Parmi les huiles amies de la peau, facilement accessibles et au coût modéré, il y a la lavande (ou son cousin le lavandin), le géranium,  le bois de rose ou encore le patchouli. Si vous voulez vous offrir une petite folie alors testez la rose ou encore la fleur d’oranger. Pour un intermédiaire, que je trouve pour ma part incontournable, optez pour une bonne huile de petit grain bigaradier, vous ne serez jamais déçue !
Ici encore préférez peu d’huiles, mais  de qualité, à quantité d’huiles médiocres. Et n’oubliez pas que si elles parfument agréablement, les huiles essentielles ne sont pas des parfums mais des actifs puissants qu’il convient d’utiliser avec toutes les précautions d’usage
Renseignez vous toujours sur les propriétés d’une huile, ses contre-indications, notamment s’agissant des applications cutanées  ou sur les femmes enceintes ou les enfants et n’en abusez pas !
A titre indicatif, il est recommandé de se limiter à 0,5% de la quantité de produit fini pour les soins destinés au visage et 1% pour le corps. Ces proportions sont celles indiquées pour des produits utilisés au quotidien sur de longues périodes ( comme un lait pour le corps ou une crème de jour). Pour les produits plus ciblés que l’on utilisera en cure d’un à trois mois maximum (sérums anti-âge, gel anti-capitons, etc...) on peut aller jusqu’à 1% pour les soins visage et 2 à 3 % pour le corps.
On considère que pour une huile utilisée seule, 30 gouttes correspondent à un gramme. Pour les huiles au pouvoir particulièrement puissant (hélychrise italienne, gaulthérie...) ou plusieurs huiles utilisées en synergie on comptera 20 gouttes pour un gramme.
Enfin, je n’ai pas incorporé de conservateur à ma recette, mais je m’y attarderai quand même, car la conservation des produits cosmétiques faits maison est un point particulièrement sensible et à ne pas négliger.
En effet, dès lors que nos cosmétiques contiennent une proportion de phase aqueuse, le produit fini est exposé à la prolifération des bactéries. Plus le produit contiendra une phase aqueuse importante, plus nous serons sur un terrain à risque et l’utilisation de produits frais (infusions, jus de fruits...) augmente le risque. 
J’ai moi même expérimenté des produits sans et avec conservateurs. Et si chacun est libre au final d’en utiliser ou pas, il convient malgré tout d’être très prudent avec les produits maison.
Si vous n’utilisez rien ou juste un peu d’extrait de pépins de pamplemousse (EPP pour les initiés), sachez que votre produit aura une durée de vie très limitée sauf si vous prenez quelques précautions.
Conservez vos crèmes dans des récipients de petite contenance, 15 ml pour les crèmes visage et 100 ml pour le corps et gardez les au frigo. En limitant le nombre de manipulations et d’expositions à l’air libre et à la température plus ou moins élevée de nos appartements, on parvient à conserver ces crèmes assez longtemps (jusqu’à 6 mois pour les pots non ouverts avec conservateur).  Sachez que les cosmétiques sans conservateur n’aiment ni les fortes chaleurs ni l’humidité, je vous déconseille donc vivement de les stocker dans la salle de bains.





Version alternative de la crème du débutant   
Pour les débutantes un peu plus hardies, je livre également une version alternative et à peine plus complexe de la crème du débutant. 
-50 gr huiles : sésame-jojoba-macérat de calendula sur olive
-50 gr eau : eau déminéralisée 30 gr / hydrolats de rose et néroli 20 gr
-5 gr d’extrait glycériné de camomille et lavande à incorporer dans les huiles déjà fondues
-5 gr de beurre de karité
-5 gr de savon râpé
-5 gr d’alcool cétéarylique
-1,5 gr de cire de riz 
-1,5 gr d’arrow root ou de poudre de riz pour matifier l’émulsion 
-20 gouttes d’huile essentielle : lavandin - géranium - patchouli
Déclinez cette formule à l’infini, jusqu’à ce que la cosmétique maison vous paraisse simple. Intéressez vous aux propriétés des ingrédients que vous utilisez. Faites simple au départ car cela suffit à votre peau. 
Vous pouvez en effet décliner cette crème à l’envi : sa texture est fine et très glissante, elle sera donc un excellent support de massage pour les articulations ou muscles douloureux ; sans huiles essentielles elle pourra également convenir à toutes vos petites têtes blondes, y compris aux fesses du petit dernier ; les pieds, les mains, les coups de soleil, les piqûres de moustiques... bien accompagnée, cette petite crème deviendra vite la compagne dont vous ne pourrez plus vous passer.  Et pour les peaux sensibles et intolérantes aux émulsifiants, elle devrait également remplacer très avantageusement les cérats en raison d’une texture plus “cosmétique”.
Mais assez parlé maintenant ! j’attends de voir ce que vous en ferez. Et pour les débutantes qui m’écrivent en disant “je fais des choses bien trop simples pour oser poster des commentaires sur ton blog”, plus d’excuse maintenant ! Lolitarose aussi fait dans le simple, donc je vous attends ... de pied ferme ;)


la crème au savon simplissime

11 commentaires:

  1. J'adore cette simplicité qui m'est à la fois très familière (c'est ce que je recherche) mais que je n'atteins que rarement car je fais souvent dégringoler les pourcentages de mes formules en ajoutant des tas d'ingrédients. On ne se refait pas, je crois vraiment à l'effet de synergie.

    En tout cas, c'est très instructif et personne n'a plus aucune excuse pour ne pas essayer le savon en émulsion. Ses propriétés cosmétiques apportent vraiment des qualités d'exceptions aux crèmes, notamment l'anti-effet trace blanche et un glissant assez inattendu pour un tel ingrédient.

    Une petite question néanmoins : comment fais-tu pour râper aussi finement ton savon ?

    Des bises !

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  2. Yulaan, là je n'avais pas d'autre choix que la simplicité car cette recette était destinée à être refaite par une personne n'ayant ni les ingrédients ni la patiente ni la connaissance pour faire quelque chose de plus complexe. Il fallait rester autour d'une formule cold-cream.

    Pour le savon râpé j'ai déniché un vieux moulin à café électrique à 4 euros sur un vide grenier, ça me sert aussi pour l'@pimulse ; c'est hyper pratique.

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  3. tout simple mais probablement très agréable et très bien supporté par la peau :) J'ai vu dans les formulaires pharmaceutiques anciens plusieurs types de savons spécifiques utilisés pour réaliser des crèmes. Ces lectures + ton article me donnent bien envie d'essayer. As-tu testé la stabilité du savon sans co-émulsifiant pour un lait corporel par exemple ? Bises

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  4. Mari-Morgane, sans co-émulsifiant épaississant, le savon va donner une texture lait ; c'est d'ailleurs Irène qui la première avait posté une recette de lait démaquillant au savon, très agréable et efficace. Pour tout dire, je trouve que le savon donne le meilleur de lui-même en co-émulsifiant pour mettre en valeur un autre émulsifiant. C'est par exemple superbe avec de l'olivem. Je vais importer une autre recette de mon ancien blog où j'en parlais déjà. Si tu parviens à t'y connecter la recette s'appelle "fraicheur verte corps".

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  5. Encore un article passionnant ! :)
    ça me donne bien envie de tester le savon dans les crèmes !
    Olivem/savon, ça me tente bien !

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  6. Lance toi Nilou et tu ne seras pas déçue ! j'en ai encore fait une tout à l'heure avec savon et VE/MF et je me demande si ça n'est pas encore mieux qu'avec l'olivem.

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  7. Bravo, archibravo d'apporter cet éclairage pour débutante, dont, je suis sûre, plus d'une non-débutante va faire son beurre ;-)

    Lolapit

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  8. Merci beaucoup Lolapit et sois la bienvenue sur ce blog. Je suis très heureuse si je peux être utile aux débutantes...et à toutes les autres. C'est bien pour ça que ce blog existe. Et si tu tentes une recette au savon, reviens nous en parler !

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  9. Merci et bravo pour cette simplicité.
    J'ai déjà la crème avec de l'acide stéarique et là je viens juste de faire un lait mousseux démaquillant 100% tiare tahiti.
    J'adore les deux !!!!!

    kiki

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  10. Oh Kiki, comment ai-je loupé ton commentaire ? avec beaucoup de retard, mille excuses et je suis très heureuse que cette formule ait su t'inspirer.
    Merci de ta visite.

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  11. Bonjour ! Merci pour cette recette, il faudra que je teste ^^
    Pas du tout de conservateur ? Ca me semble risqué ou bien on la consomme en qq jours et encore conservée au réfrigérateur ?

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